Freins à disque sur route : avantages et inconvénients

Freins à disque sur route : avantages et inconvénients

Classé dans : Montages | 0

Quel cycliste n’a jamais eu de sueurs froides en constatant que ses freins ne fonctionnaient presque plus par temps de pluie ?

En 2015, l’UCI a autorisé le test des freins à disque pour les professionnels sur route, preuve que si la révolution n’est pas encore lancée, nombreux sont ceux qui s’interrogent sur l’intérêt de ce système. Suite au dernier Paris Roubaix, cette phase de test à été stoppée. Alors, qu’en est-il réellement ?

 

Les avantages

 

Les freins à disques sont utilisés par tous les VTTistes, par une large population de cyclocrossmen également ; disciplines ou il est important d’avoir un freinage puissant et précis.

Le freinage à disque sur route possède ces avantages, de plus et (c’est là sans doute leur principal atout) : les conditions météo (pluie, projections) n’altèrent en rien la qualité du freinage. Alors que les jantes en carbone pouvaient souffrir d’un freinage un peu hasardeux par temps humide, le disque reste très fiable quelque soit les conditions, et l’état de la route.

Autre atout : alors que les freins à patins ont tendance à chauffer sur de longues périodes (même si des progrès ont été faits), ce qui peut engendrer une déformation de la jante (carbone) ou une liquéfaction de la colle à boyau, il n’en est rien pour le disque. Cette solution est donc très intéressante pour les personnes roulant régulièrement sur des terrains montagneux, ou pour les cyclistes lourds qui doivent freiner plus fort pour réduire leur vitesse.

D’autre part, l’absence d’action de freinage sur la jante va augmenter sa durée de vie. Tout comme une jante voilée, qui aurait rendu impossible la progression avec des patins, ne va pas influencer outre mesure la fin de votre sortie.

article

Les inconvénients

Puissance, précision, fiabilité et régularité : le frein à disque serait-il la panacée en terme de freinage ? Malgré ces avantages, la technique à ses détracteurs.

Changer ses patins de frein est relativement simple, purger ses freins hydrauliques est une autre paire de manches ! A faire au minimum une fois par an, cela impliquera de vous informer sur le sujet et de vous doter du matériel nécessaire (kit de purge).

D’autre part, les disques peuvent représenter un danger supplémentaire en cas de chute, surtout si vous vous trouvez dans un groupe. Ceci explique en grande partie pourquoi les équipes professionnelles, malgré l’accord de l’UCI en 2015, soient réticentes à y recourir pour le moment.

Autre danger attribué au disque : la résistance latérale qu’ils représentent par vent de côté (comme le feraient des jantes profilées).

Enfin, sachez que vous équiper d’un système de freinage à disque implique d’avoir un vélo adapté : cadre et fourche doivent être renforcés et être pourvu d’ergos pour accueillir le système. Cela représente donc un investissement. De plus votre vélo sera plus lourd d’environ 1/2kg qu’un vélo pourvu de freins à patins de gamme équivalente.

Pour résumer, on peut dire que le système à disque est adapté aux cyclistes adeptes de la montagne, qui ne sont pas à la chasse aux grammes superflus pour leur machine.

 

 

Laissez un commentaire